Ni una menos

El movimiento Ni Una Menos nació hace siete años, luego de que un joven asesinara a su novia de 14 años, embarazada. Luego de dos tuits de dos mujeres periodistas, se organiza una marcha para exigir justicia en este caso ya catalogado como femicidio, una marcha como tantas otras. Sin embargo, esta marcha dará un giro dando lugar al movimiento Ni Una Menos que significa: « ni una menos ». Un lema que se condensará en un grito alrededor del cual se reúnen un grupo de mujeres que dicen “¡Basta! a la gran cantidad de femicidios que se han producido en Argentina, mujeres cuyos cuerpos han aparecido generalmente en basurales.

El epicentro de la convocatoria fue frente al Congreso Nacional, que estaba iluminado en violeta, color que luego se convertiría en representativo de este movimiento, e identificable en los pañuelos que llevaban las manifestantes. Es de señalar que el pañuelo es un símbolo en la Argentina. El primer movimiento que lo utilizó fue el de las Madres de Plaza de Mayo, es decir, las madres de los desaparecidos de la dictadura quienes, para reconocerse entre ellas sin ser reconocidas por otros, caminaron por la Plaza de Mayo con un pañuelo blanco en la cabeza, que en esa época era un pañal de tela.

Años después, reaparecen los pañuelos, primero violetas en las filas de las manifestantes del movimiento Ni Una Menos, y luego verdes para las mujeres que reclaman el derecho a la interrupción voluntaria del embarazo (aborto). Esta es la famosa “ola verde” que ha cruzado fronteras. Otro pañuelo es el naranja, que simboliza la exigencia de la separación de Iglesia y Estado. Otro pañuelo es el celeste, que portan las mujeres que se oponen al aborto. 

Los pañuelos son un símbolo tal que muchas mujeres nacidas en de los años 50 y 60 pudieron decir que son las hijas de la generación de los Pañuelos Blancos y las madres de los Pañuelos Verdes. 

Este movimiento se ha vuelto ahora más complejo. Denuncia la denominada violencia de género, en todos los estratos políticos, sociales y culturales, reclamos que luego se extenderán en varios países.

A partir de este movimiento, que se inició con el asesinato de una adolescente embarazada, y cuya última batalla ganada es la del derecho a la interrupción voluntaria y gratuita del embarazo, fue posible promulgar una serie de leyes en favor de los derechos de las mujeres.

Ni Una Menos, este movimiento que ha empujado a las mujeres a las calles, mujeres que rechazan la existencia de una mujer menos de entre todas las mujeres vivas, continúa teniendo sus efectos. Haga clic aquí

Ni una menos

Le mouvement Ni Una Menos est né il y a sept ans, après qu’un jeune homme ait assassiné sa petite amie de 14 ans, enceinte. Après deux tweets de deux femmes journalistes, une marche est organisée pour demander justice dans cette affaire déjà classée comme féminicide – une marche comme tant d’autres. Cependant, cette marche prendra une autre tournure et donnera naissance au mouvement Ni Una Menos qui signifie : « pas une de moins ». Un slogan qui va se condenser dans un cri autour duquel se réunit un ensemble de femmes qui disent « Assez ! » à l’énorme nombre de féminicides qui a eu lieu en Argentine, où l’on voyait ainsi réapparaitre des cadavres de femmes, en général dans des décharges. L’épicentre de l’appel se situant alors devant le Congrès national illuminé d’une lumière violette, cette couleur deviendra représentative du mouvement et repérable dans les foulards portés par les manifestantes. Il est d’ailleurs remarquable que le foulard est un symbole en Argentine. Le premier mouvement qui l’a utilisé est celui des Mères de la Plaza de Mayo, c’est-à-dire les mères des disparus de la dictature, qui, pour se faire reconnaître des unes sans être reconnues des autres, marchaient sur la place de Mayo, en portant sur la tête, un lange blanc, tels ceux qui servait de couche à l’époque. Des années plus tard, les foulards réapparaissent, d’abord de couleur violette parmi les manifestantes du mouvement Ni una menos, et bientôt de couleur verte pour les femmes qui revendiquent le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) – il s’agit là de la fameuse « vague verte » qui a dépassé les frontières. On en voit aussi de couleur orange portés par celles qui exigent la séparation de l’Église de l’État ou encore de couleur bleu ciel porté par les femmes qui s’opposent à l’avortement. Les mouchoirs sont un symbole tel que beaucoup de femmes des années 1950 et 1960 ont pu dire qu’elles étaient les « filles de la génération des Foulards Blancs et les mères de celle des foulards Verts ». Aujourd´hui, ce mouvement est devenu plus complexe. Il dénonce les violences dites sexistes, dans toutes les couches politiques, sociales et culturelles et porte ainsi des exigences qui se répandent dans divers pays. À partir de ce mouvement qui a commencé avec le meurtre d’une adolescente enceinte, et dont la dernière bataille gagnée est celle concernant le droit à l’interruption volontaire de grossesse – et sa gratuité –, il a été possible de promulguer un certain nombre de lois faisant progresser les droits des femmes. Ni Una Menos, ce mouvement qui a poussé dans la rue, des femmes refusant l’existence d’une seule femme de moins dans l’ensemble des femmes vivantes, continue ainsi de porter ses effets. Cliquez ici